~/entreprendre-fr démographie des entreprises · dérivé de Sirene · non-partisan · 31 août 2026
Entreprendre en France, lu dans les chiffres
Une lecture chiffrée, factuelle et datée de la démographie des entreprises françaises : combien on crée, sous quelle forme, combien disparaissent, combien survivent, et où. Les statistiques agrégées proviennent de la base Sirene (INSEE) et des défaillances de la Banque de France. Un fil rouge : ne jamais confondre créer, durer et le stock d'entreprises.
Note de neutralité
Cette page est une réutilisation de données publiques à visée pédagogique. Elle n'exprime aucune position politique et ne formule aucune prévision propre. Elle présente des chiffres officiels, en distinguant le réalisé du provisoire, et attribue explicitement les estimations de cabinets privés.
L'essentiel
cadrage 2024-2025 · records croisésCréations & micro-entrepreneurs
un double recordLa France bat des records de créations d'entreprises : 1 165 800 en 2025, après 1 111 200 en 2024. Le régime micro-entrepreneur structure ce flux (65 % du total). Les sociétés progressent aussi et signent un record ; seules les entreprises individuelles classiques reculent. Attention : une immatriculation n'est pas une activité effective.
Créations d'entreprises (y c. micro-entrepreneurs)
INSEE (base Sirene). 2024 et 2025 réalisés. Le champ inclut certaines reprises et changements, à périmètre constant.
Répartition des créations 2025 par forme
INSEE, Insee Première n°2092. Les EI classiques sont au plus bas depuis 2012.
Deux tiers des créations sont des micro-entrepreneurs. Les sociétés signent un record (301 300), mais les entreprises individuelles classiques reculent : le régime micro capte l'essentiel de la dynamique.
Défaillances
record, mais décélérationLes défaillances judiciaires atteignent elles aussi un record en 2025 (68 564, données Banque de France), mais la hausse ralentit nettement : +3,5 % sur un an, contre +17,7 % en 2024. Le niveau dépasse d'environ 15 % la moyenne d'avant-Covid. La dégradation est bien plus marquée hors micro-entreprises.
Défaillances d'entreprises, niveau annuel
Banque de France (redressements + liquidations, hors sauvegardes). 2025 provisoire (révisions à la hausse par remontée des greffes).
Écart à la moyenne 2010-2019, par taille (2025)
Banque de France. Les micro-entreprises représentent 92 % des défaillances en nombre, mais la sur-sinistralité vient surtout des PME, ETI et grandes entreprises.
Répartition sectorielle des défaillances 2025 (%)
Banque de France. Estimation Altares (cabinet privé) : ~267 200 emplois menacés en 2025 (périmètre y compris sauvegardes, non publié par la Banque de France).
68 564 défaillances en 2025, un record, mais la hausse décélère (+3,5 % après +17,7 %). L'écart à la normale d'avant-Covid est de +68 % pour les PME, ETI et grandes entreprises, contre +12 % pour les micro-entreprises.
Survie & tissu productif
créer n'est pas durerCréer une entreprise ne garantit pas de durer. Hors micro-entrepreneurs, 69 % des entreprises créées en 2018 sont encore là cinq ans plus tard ; chez les micro-entrepreneurs, seulement 28 %. Le tissu est ultra-atomisé : 95,9 % de microentreprises (au sens de la taille) pèsent 17 % de l'emploi salarié, tandis qu'environ 7 340 ETI et grandes entreprises font 60 % de la valeur ajoutée.
Taux de survie des entreprises (hors micro, cohorte 2018)
INSEE, enquête Sine. Part des entreprises créées au 1er semestre 2018 encore actives, année après année.
Survie à 5 ans, par type (cohorte 2018)
INSEE, Sine. Chez les micro-entrepreneurs, 39,3 % survivent à 5 ans parmi ceux ayant réellement démarré une activité.
Poids dans le nombre d'entreprises (2023, %)
INSEE, Insee Focus n°372 (catégories au sens de la loi de modernisation de l'économie). L'inversion entre nombre et valeur ajoutée résume l'atomisation du tissu.
Poids dans la valeur ajoutée (2023, %)
À cinq ans, il reste 69 % des entreprises hors micro, mais seulement 28 % des micro-entrepreneurs. Et 95,9 % de microentreprises ne pèsent que 16 % de la valeur ajoutée : le tissu est très atomisé.
Secteurs & géographie
où l'on entreprendEn volume, le trio de tête des créations 2024 est activités spécialisées, commerce et services de soutien. Mais le moteur de la hausse est le transport-entreposage (+25 %), tiré par la livraison et surtout les micro-entrepreneurs. La géographie est très concentrée : l'Île-de-France pèse 28 % des créations, et les cinq premières régions près des deux tiers.
Créations d'entreprises par secteur (2024)
INSEE, Insee Première n°2037. En orange : le transport-entreposage, premier contributeur à la hausse (+25 %).
Part des créations 2024 par région (%)
INSEE, bilans économiques régionaux. Les parts PACA et Occitanie sont des ordres de grandeur.
Le transport-entreposage (+25 %) est le premier moteur de la hausse des créations. La géographie reste très concentrée : l'Île-de-France seule pèse 28 % des créations.
Méthode & sources
reproductible · non-partisanLes données proviennent de statistiques agrégées officielles dérivées de la base Sirene de l'INSEE (créations, démographie, survie via l'enquête Sine, tissu productif via Ésane) et des défaillances publiées par la Banque de France. Chaque chiffre porte son millésime et sa source ; on distingue le réalisé du provisoire.
Les estimations issues de cabinets privés (Altares) sont attribuées explicitement et ne sont jamais présentées comme officielles. La base Sirene elle-même est trop volumineuse pour un traitement brut ici : ce tableau de bord réutilise les agrégats publiés, il ne réédite pas le registre.
Trois clarifications pour bien lire
Micro-entrepreneur n'est pas activité effective.
Une immatriculation en micro-entrepreneur ne veut pas dire qu'une activité a démarré : sur la cohorte 2018, 28 % seulement sont encore actifs à 5 ans. Et « micro-entrepreneur » (un régime, ex-auto-entrepreneur) n'est pas « microentreprise » (une catégorie de taille : moins de 10 salariés).
Créer, durer et le stock sont trois choses distinctes.
Le flux de créations (1,17 M en 2025) est un flux d'entrées, pas un ajout net : il faut retrancher les sorties. Le stock d'entreprises économiquement actives (5,8 M en 2023) est bien plus petit que le nombre d'unités inscrites à Sirene.
Une défaillance n'est pas toute cessation.
Une défaillance (68 564 en 2025) est l'ouverture d'un redressement ou d'une liquidation judiciaire. Elle ne comprend ni les sauvegardes, ni surtout les radiations administratives (environ 457 000 en 2025). Trois périmètres à ne jamais additionner : créations, cessations administratives, défaillances.
Sources officielles
- INSEE : créations d'entreprises 2024 (Insee Première n°2037)
- INSEE : créations d'entreprises 2025 (Insee Première n°2092)
- INSEE : point mensuel des créations (Informations Rapides)
- INSEE : entreprises économiquement actives 2023 (Insee Première n°2097)
- INSEE : tissu productif par catégorie 2023 (Insee Focus n°372)
- INSEE : survie des entreprises hors micro (Sine, Insee Première n°2070)
- INSEE : survie des micro-entrepreneurs (Sine, Insee Première n°2069)
- Banque de France : défaillances d'entreprises (Stat Info & publication analytique)
- INSEE : base Sirene des entreprises et de leurs établissements
- Altares (cabinet privé) : emplois menacés, périmètre y c. sauvegardes (attribué)
Données compilées le 31 août 2026.
À rapprocher
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