~/outils local-first · sources citées · mis à jour le 11 août 2026
Compteur de jours de télétravail pour frontaliers du Luxembourg
Vous travaillez pour un employeur luxembourgeois et vivez en France, en Belgique ou en Allemagne ? Vous disposez de 34 jours tolérés par an hors du Luxembourg avant que votre pays de résidence n'impose ces jours, et le décompte est plus strict qu'on ne le croit : les fractions de journée comptent entières, les missions en pays tiers comptent, et les trois pays ne comptent pas de la même façon. Ce journal tient le compte comme chaque administration le tient.
🔒 Vos jours ne quittent pas cet appareil. Pas de compte, pas d'envoi, pas de cookie : le journal vit dans le stockage local de votre navigateur, et les exports sont des fichiers que vous téléchargez vous-même.
Pourquoi cet outil tient DEUX compteurs
Le décompte officiel est asymétrique, et presque personne ne l'explique. Pour savoir si vous franchissez le seuil des 34 jours, toute fraction de journée travaillée hors du Luxembourg compte comme journée ENTIÈRE. Mais si vous le franchissez, la répartition du droit d'imposer revient aux proportions réelles : l'après-midi travaillé au Luxembourg reste imposable au Luxembourg. Une matinée de télétravail vous coûte donc une journée entière de tolérance, mais seulement une demi-journée de répartition. Les deux chiffres ci-dessus sont officiels tous les deux, et ils diffèrent.
Les règles, à la source
🇫🇷 Résidents de France
- 34 jours tolérés par année d'imposition, depuis 2023.
- La présence physique décide : toute journée OU FRACTION de journée travaillée en France ou dans un pays tiers compte comme journée entière pour le seuil.
- Les journées de formation professionnelle comptent aussi, où qu'elles aient lieu.
- Les jours travaillés en pays tiers (une mission à Bruxelles, une formation à Berlin) comptent dans les 34.
- NE comptent PAS : congés, repos hebdomadaire et jours fériés non travaillés, maladie, force majeure.
- Temps partiel ou année incomplète : le seuil se réduit proportionnellement, arrondi au jour INFÉRIEUR. Un 75 % donne 25 jours, pas 25,5.
- En cas de dépassement, la France impose TOUS vos jours hors Luxembourg dès le premier, pas seulement au-delà de 34.
Source : circulaire du directeur des contributions L.G. - Conv. D.I. n° 61 du 24 juin 2026 (Administration des contributions directes, Luxembourg), lue intégralement, page par page. À noter : les exemples de la page 8 de la circulaire contiennent deux coquilles arithmétiques ; cet outil encode la règle écrite, et notre table de règles documente l'écart.
🇧🇪 Résidents de Belgique
- 34 jours ouvrables par période imposable, depuis 2022 (avenant du 31 août 2021, en vigueur le 10 février 2023, appliqué rétroactivement ; il remplace les 24 jours d'avant).
- La présence physique décide : toute fraction de journée travaillée en Belgique ou dans un pays tiers compte comme journée entière.
- AUCUN prorata : le seuil reste 34 jours pleins en cas de temps partiel ou d'année incomplète, contrairement à la règle française.
- Les jours en pays tiers comptent dans les 34, sauf si une convention fiscale conclue avec ce pays tiers lui donne le droit d'imposer ces rémunérations.
- En cas de dépassement, la Belgique impose dès le premier jour, à hauteur du temps effectivement passé hors du Luxembourg ; le temps travaillé au Luxembourg reste imposable au Luxembourg.
Sources : avenant du 31 août 2021 à la convention fiscale Belgique-Luxembourg, publié au Mémorial A n° 338 du 5 juillet 2022 (Legilux), et note de l'Administration des contributions directes « Belgique, précisions concernant le seuil de tolérance » (mise à jour du 2 mars 2023), lues page par page.
🇩🇪 Résidents d'Allemagne
- 34 jours par année civile (le texte dit : moins de 35), depuis le 1er janvier 2024. L'ancienne tolérance de 19 jours de 2011 est morte à cette date ; plusieurs outils l'affichent encore.
- Une journée compte entière dès 30 minutes d'activité hors du Luxembourg ce jour-là. En dessous de 30 minutes, la journée ne compte pas du tout : ce plancher de minimis est écrit dans le protocole de la convention elle-même.
- AUCUN prorata : le seuil reste 34 jours pleins en cas de temps partiel ou d'année incomplète. C'est une différence majeure avec la règle française.
- Les jours travaillés en pays tiers comptent dans les 34.
- Seuls comptent les jours de travail effectifs rémunérés : maladie, congés et journées entières de récupération sont exclus ; les week-ends et jours fériés travaillés et payés comptent ; l'astreinte rémunérée compte même sans intervention.
- En cas de dépassement, les règles générales s'appliquent dès le premier jour : chaque jour travaillé hors du Luxembourg devient imposable là où il a été presté, et la répartition du salaire se calcule à la minute près.
Sources : avenant du 6 juillet 2023 à la convention fiscale Allemagne-Luxembourg, publié au Mémorial A n° 842 du 22 décembre 2023 (Legilux, entré en vigueur le 29 décembre 2023), circulaire du directeur des contributions L.G. - Conv. D.I. n° 71 du 18 mars 2024, et lettre du BMF allemand du 15 janvier 2024. Chaque règle ci-dessus a été vérifiée dans le texte conventionnel lui-même, puis recoupée dans les deux circulaires administratives.
Ne confondez pas fiscal et sécurité sociale
Les 34 jours sont une règle FISCALE. L'affiliation à la sécurité sociale est un régime distinct : sous l'accord-cadre européen en vigueur depuis le 1er juillet 2023 (signé par le Luxembourg, la France, la Belgique et l'Allemagne), vous restez affilié au Luxembourg tant que le télétravail dans votre pays de résidence reste sous 50 % de votre temps de travail TOTAL, sur demande introduite par votre employeur (au Luxembourg : auprès du CCSS, qui émet le certificat A1). Ce seuil est une part du temps, pas un nombre de jours : dépasser un régime ne signifie pas dépasser l'autre. Ce compteur suit uniquement le volet fiscal.
Si l'administration demande : vos justificatifs
La charge de la preuve vous incombe. La circulaire liste ce qui vaut preuve de présence physique : attestation de l'employeur, feuilles de pointage, titres de transport nominatifs, factures d'hôtel, listes de présence émargées, ordres de mission, jusqu'aux tickets de restauration dans le pays d'activité. L'export PDF de ce journal vous donne le récapitulatif jour par jour à joindre à ce dossier ; conservez les pièces avec.
Réponses rapides
- Combien de jours de télétravail depuis la France pour un employeur luxembourgeois ?
- 34 jours par année d'imposition depuis 2023. Jusqu'à 34 inclus, tout votre salaire reste imposable au Luxembourg. Au-delà, la France impose tous les jours travaillés hors du Luxembourg, dès le premier.
- Une demi-journée de télétravail compte-t-elle comme une journée entière ?
- Pour le seuil des 34 jours, oui : toute fraction de journée travaillée physiquement hors du Luxembourg compte comme journée entière (pour l'Allemagne, à partir de 30 minutes d'activité). Mais pour la répartition du droit d'imposer après dépassement, la part luxembourgeoise d'une journée partagée reste imposable au Luxembourg.
- La tolérance allemande est-elle toujours de 19 jours ?
- Non. Depuis le 1er janvier 2024, les résidents d'Allemagne disposent de 34 jours tolérés par année civile (avenant du 6 juillet 2023). L'ancien accord amiable de 2011 et ses 19 jours ne sont expressément plus applicables. Les outils qui affichent encore 19 jours sont périmés.
- Les formations et les missions à l'étranger comptent-elles ?
- Oui. Une formation professionnelle dans votre pays de résidence ou dans un pays tiers compte. Les jours travaillés en pays tiers comptent aussi dans les 34, sous réserve de la convention fiscale que la France ou le Luxembourg peut avoir avec ce pays tiers.
- Je suis à temps partiel : mon seuil reste-t-il de 34 jours ?
- Cela dépend de votre pays. Pour les résidents de France, le seuil se réduit proportionnellement, arrondi au jour inférieur : un 75 % donne 25 jours, un contrat débutant au 1er juillet donne 17. Pour les résidents de Belgique et d'Allemagne, non : le seuil reste 34 jours pleins. Le compteur applique la bonne règle pour vous.
- Où mes données sont-elles stockées ?
- Dans votre navigateur uniquement, sur cet appareil. Rien n'est envoyé à aucun serveur. Exportez le fichier JSON pour une sauvegarde ou pour changer d'appareil.
Finances de frontalier ? Voir le compteur d'indexation des salaires
Sources
Circulaire du directeur des contributions L.G. - Conv. D.I. n° 61 du 24 juin 2026, Administration des contributions directes, Luxembourg.
Avenant du 31 août 2021 à la convention fiscale Belgique-Luxembourg (Mémorial A n° 338 du 5 juillet 2022, Legilux) et note de l'Administration des contributions directes « Belgique, précisions concernant le seuil de tolérance », mise à jour du 2 mars 2023.
Avenant du 6 juillet 2023 à la convention fiscale Allemagne-Luxembourg (Mémorial A n° 842 du 22 décembre 2023, Legilux) et circulaire ACD L.G. - Conv. D.I. n° 71 du 18 mars 2024.